https://www.hautesmynes.com/data/themes/hautes-mynes-v3

Votre navigateur n'est pas pris en charge

Malheureusement, un problème est survenu lors du chargement de la page souhaitée

Vous avez été redirigé vers cette page car votre navigateur ne prend pas en charge l'application souhaitée. Il est possible que le navigateur utilisé soit trop ancien. Pour pouvoir utiliser l'application, veuillez actualiser la version de votre navigateur ou utiliser l'un des navigateurs indiqués ci-dessous.

Histoire et Sesam Héricourt

Histoire et Sesam

La SÉSAM

Association créée en 1986, la Société d’Etude et de Sauvegarde des Anciennes Mines (SESAM) regroupe des bénévoles passionnés par l’étude du patrimoine minier vosgien et est présidée par Francis Pierre, secondé depuis une dizaine d’années par Dominique Heckenbenner.
Ses membres, issus d’horizons divers, pratiquent recherches historiques et archéologiques par une approche pluridisciplinaire :
– Historique : compilation de manuscrits anciens et d’archives issues de la chambre des comptes des ducs de Lorraine.
– Archéologique : redécouverte et étude des installations existantes aussi bien en surface qu’en sous-sol.
– Documentaire : recherches en bibliothèques et musées de tout document relatif à l’exploitation des mines.
– Scientifique : observation et analyse du mobilier archéologique, des minéraux, de la faune…
– Sportive : pratique de la spéléologie, seul moyen d’accès en profondeur.

Depuis plus de 30 ans, les fouilles archéologiques entreprises par la SESAM ont permis de redécouvrir des dizaines de vestiges miniers. Les travaux se concentrent depuis 2004 majoritairement sur les aménagements de surface (ateliers, habitat…).

Les résultats de ces recherches sont diffusés à l’occasion de séminaires et de colloques régionaux et européens et publiés dans des revues spécialisées et une monographie.


Pour aller plus loin

Les recherches en archéologie minière dans le sud des Vosges Lorraines

Un document fourni par Francis Pierre, président de la Société d’Etude et de Sauvegarde des Anciennes Mines

Histoire et Sesam Héricourt 0

La Galerie des Arts ou Saint-Jean dans les Hauts Bois

Cette galerie, située sur la commune de Fresse-sur-Moselle, tire son nom du fait des traces exceptionnelles des techniques de percement qui y sont visibles.  

Découverte en 1990 par la SESAM, cette galerie ou stolle devait servir à évacuer l’eau qui s’accumulait dans un puits supérieur (puits A) creusé dès 1561. Faisant partie de l’exploitation minière du Thillot et située dans un secteur où de nombreux travaux de recherche ont été engagés, la mine Saint-Jean dans les Hauts Bois ne s’est finalement pas montrée riche en cuivre.
La galerie mesure 70 m de long et présente les trois techniques de percement utilisées du XVIe au XVIIIe s.

Histoire et Sesam Montbéliard 1

Sur les 10 premiers mètres, des stries sont visibles, caractéristiques de la technique de la pointerolle et du marteau.
Ensuite, sur 5 mètres, le feu a été utilisé pour fragiliser la roche granitique, laissant ainsi des traces noires sur les parois.
Le creusement de cette galerie s’est ensuite arrêté, la roche étant trop dure.
Une première reprise a lieu en 1620 grâce à la poudre noire, nouvelle technique employée en mine pour la première fois en Europe au Thillot en 1617. Des trous de fleuret, où la poudre était placée, sont ainsi présents au plafond et sur la paroi de gauche. La partie de droite conserve des traces de pointerolle. En effet, dans les premiers temps, c’est une technique mixte poudre-pointerolle que les mineurs utilisent. Ils creusent une saignée verticale à la pointerolle et élargissent ensuite la galerie à l’explosif. 26 mètres furent ainsi creusés avant que les travaux ne soient à nouveau arrêtés, le cuivre manquant à l’appel.
Une seconde reprise est observée au XVIIIe s., le percement ne se faisant alors qu’à la poudre. Les mineurs vont recouper la faille principale, mais celle-ci étant stérile, après 5 mètres de creusement supplémentaire, la galerie est définitivement abandonnée.

En plus des traces de percement laissées sur les parois qui ont permis aux archéologues de mieux comprendre les différentes techniques des mineurs, la galerie des Arts conserve également d’autres trésors, notamment :

  • 10 croix d’avancement sont gravées le long de la paroi, à une toise d’écart chacune, soit 1,92 mètre. Une croix double est également présente, témoignage de l’officialisation de cette galerie par l’administration ducale lorraine.
  • Des petits tas d’argile, constituant des réserves pour les mineurs qui fermaient les trous de fleuret avec des bouchons d’argile.
  • Des chiffres romains noirs surmontant un point et pouvant correspondre aux mesures effectuées lors de la dernière reprise des travaux dans cette galerie au XVIIIe s.

De nombreuses choses sont encore à découvrir sur cette galerie des Arts, classée Monument Historique. Elle est ainsi ouverte à la visite tous les ans lors des Journées Européennes du Patrimoine. Le mobilier archéologique (pointerolle, fleuret, boîte d’argile) est quant à lui exposé au musée des Hautes-Mynes.